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Le Jodo

lundi 18 octobre 2021


Au sein de l’école du Budo nous étudions et pratiquons le Jodo de l’école traditionnelle Shinto Muso Ryu Jojutsu, sous l’égide de la FEJ créée par Pascal Krieger. La pratique centrale au sein de cette école est celle du Jo (bâton), mais également d’armes parallèles. Le cursus complet, qui se déroule sur des dizaines d’années, intègre en effet d’autres écoles d’armes (tanjojutsu – bâton court vs sabre, kenjutsu – sabre vs sabre, kusarigama jutsu – kusarigama vs sabre, etc…) qui impliquent une gestion différente des distances, des types d’attaques, de contre-attaques, du souffle etc…

Un peu d’histoire

Selon les sources, c’est en 1605, que Shintō Musō Ryū fut créé. Son fondateur, Musō Gonnosuke Katsuyochi, était un guerrier maitrisant l’art et l’enseignement (menkyo) de plusieurs écoles (ryu) dont Tenshin Shōden Katori Shintō Ryū, Kashima Jikishin Kage Ryū, Kasumi Shinto-Ryu Kenjutsu. Vers le milieu de sa vie il parti voyager au travers le Japon.

Musō Gonnosuke, Fondateur de l’école Shintō Musō-ryū

La légende (ou l’histoire) veut qu’au cours de ses voyages, Musō Gonnosuke se soit rendu à Edo au début de la période Keichō (1596/1614). Il se mesura alors à de nombreux guerriers et ne fut jamais vaincu. Un jour, il affronta Miyamoto Musashi, un des guerriers les plus connus de l’histoire du japon, lui aussi jusqu’alors invaincu. Armés de bokuto (sabres en bois) Gonnosuke fut vaincu par Musashi. Suite à cette défaite, il reparti au travers le Japon pour y étudier de nombreux styles d’arts martiaux avec pour objectif de vaincre Musashi. Puis, arrivé dans la préfecture de Fukuoka, il se retira pendant 37 jours dans le sanctuaire de Kamado, sur le Mont Hōman. Une nuit un messager divin lui apparut en songe sous la forme d’un enfant qui lui dit : « trouve le plexus solaire avec un bâton rond ! ». S’inspirant de ce message céleste, Gonnosuke confectionna alors une nouvelle arme : un simple bâton d’une longueur totale du bâton de 128 cm (4 Shaku, 2 Sun, 1 Bu), avec un diamètre de 26 mm (8 Bu). Il commença alors à développer une série de techniques inspirées de différentes armes (yari, naginata, bô, ken). Selon la légende, Gonnosuke retourna provoquer en duel Musashi et sortit victorieux de cette, infligeant à ce guerrier légendaire sa seule et unique défaite.
Ceci marqua le début de l’élaboration de katas et de leurs transmissions au cours des siècles.

Au sein du club

Outre son aspect fondamentalement martial, la pratique régulière du JODO permet de développer la maîtrise de soi par le contrôle du geste le plus économique, parce que le plus simple, le plus pur, le plus adapté et le plus efficace, pour contrer une agression et par la gestion des attaques et contre-attaques.
Le JODO se pratique à deux. D’un côté le sabre en bois, de l’autre le bâton. Pratique exempte de compétition, elle est accessible à tous et ne requiert aucune condition physique particulière si ce n’est le désir de se développer soi-même. Le Jodo est riche d’enseignement : étiquette, puissance du souffle, coordination mentale, espace-temps, humilité...Il permet aussi la maitrise de différentes armes, principalement le jo, mais aussi le ken (sabre en bois).
L’apprentissage se fait par l’étude des gestes fondamentaux dans le maniement du bâton, dans le vide tout d’abord (Kihon Tandoku) puis face à un partenaire (Kihon Sotaï).
Vient ensuite le travail à deux, dans des katas, chacun des partenaires jouant à tour de rôle l’agresseur (uchidachi, tenant le sabre), et l’autre (shidachi, tenant le jo) adaptant à l’attaque la réplique codifiée qui convient. La parfaite exécution des kata est le reflet du niveau de connaissance du pratiquant.
Au fur et à mesure de la progression dans les kata, d’autres armes parallèles sont étudiées, principalement le KENJUTSU de Kasumi Shinto-Ryu, le TANJOJUTSU de Uchida-Ryu.


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